Amos signe un nouveau contrat avec Airbus pour un satellite météo16/03/2018

La société liégeoise Amos a été retenue par Airbus Defence and Space pour la fourniture d'éléments critiques pour l'instrument optique de certains des futurs satellites météorologiques européens Metop.

La famille Metop (Meteorological Operational) a été développée par l'Agence spatiale européenne et l'organisation européenne pour l'exploitation des satellites météorologiques Eumetsat. Sa construction a été confiée à Airbus Defence and Space. Il s'agit d'engins qui sont considérés comme parmi les plus complexes au monde. Ils ont permis d'améliorer jusqu'à douze jours d'avance les prévisions météorologiques. Deux des 3 satellites prévus ont déjà été lancés.

Une seconde génération, encore plus performante, est déjà à l'étude, avec un premier lancement programmé en 2021. La nouvelle série comptera six satellites équipés de différents instruments afin de fournir des informations météorologiques complémentaires.

Installée au parc scientifique du Sart-Tilman, Amos, qui emploie plus d'une centaine de personnes, a été retenue pour la conception et la fabrication de l'optique du télescope ainsi que du dérotateur de l'instrument, qui sera embarqué sur la série "A" (trois exemplaires) des futurs satellites.

Le télescope sera composé de miroirs en zerodur fortement asphériques et ultra légers. Le serodur est un matériau vitrocéramique avec un coefficient de dilatation thermique très faible. Le dérotateur sert pour sa part à assurer une géométrie d'image régulière.

Pour ces deux projets, Amos, qui avait déjà été choisie pour fournir le miroir de balayage du télescope, devra fabriquer des éléments optiques d'une précision extrême. Dans un communiqué, la société liégeoise a indiqué que "les défauts de forme de la surface de ces composants devront être inférieurs à quelques nanomètres, tandis que la rugosité exigée est meilleure que 0.4 nm. Cela signifie que les bosses et les creux sur la surface devront être inférieurs au diamètre de 2 atomes en moyenne!

Source : L'Echo - Olivier Gosset (13.03.2018)